- Bord de Ville, 2011, 2012...
- Rencontres après l'été chaud
- Fafet-Brossolette-Calmette-La Cité... ?
- Bord de Somme, 2010
- Enquête de Sophie Douchain
|
|
Sous les peupliers, synthèse
 « Le fleuve... c'est un bien grand mot. Quand j'étais à l'école, il y en avait quatre en France. Maintenant, vous en trouvez partout des fleuves. »
Ils se suivent, s'enlacent, se séparent, et se retrouvent pour finir tous deux dans l'estuaire de la Somme, à Saint Valéry. Fleuve et canal. Canal et fleuve. Vieille Somme et fausse Somme. Elle, la Somme, prend sa source à Fonsommes, à une dizaine de kilomètres de Saint Quentin. Lui, le canal débute sa course à Saint Simon, côtoyant le canal de Saint Quentin. Elle mesure 245 km. Il en parcourt 156. Lui, ce « paysage construit » a récupéré son dernier tronçon en 1843, après 73 ans de travaux. Elle, les Romains la nommaient Samara. Route de l'étain à l'antiquité, voie de communication indispensable au moyen-âge entre Paris, les îles Britanniques et les Flandres. Elle permettait d'exporter et d'importer. Longtemps, la Somme a servi la navigation, le commerce et l'industrie et a prêté sa force motrice pour les moulins. Mais elle aime les méandres, elle joue, se cache dans une vallée étroite et encaissée, et oblige à la route. Elle est difficile à la navigation. Le canal est arrivé, magnifiquement pensé. Une oeuvre dans un paysage. Il a du faire en fonction de la géographie, de la topographie, de la structure des sols, des hommes, de sa fonction. Mais il s'est imposé, est devenu paysage et en facilite même sa lecture. Il a été réfléchi, du grand territoire pour la connexion de voies navigables, jusqu'au choix des essences d'arbres qui l'accompagneraient, en passant par les structures et ouvrages qui le bordent ou l'enjambent. Et pourtant sa création a entraîné sa perte. En obligeant la Somme à suivre son tracé par endroit et en l'empêchant de virevolter, il a contribué à l'accélération du processus naturel d'ensablement, d'envasement de l'estuaire. Des interventions malheureuses comme la création de digues qui ont empêché le balayage des sédiments par divagation, celle du chemin de fer qui a délimité l'entrée de la mer vers l'intérieur des terres, et la propagation des terres agricoles par les renclôtures, ont fini par entraîner la mort économique du canal. Les péniches ne sont pas folles, elles ne vont pas attendre d'être chargées ou déchargées par un bateau qui ne veut plus accéder au port, de peur de s'échouer. En 1964, 434 000 tonnes de marchandises (engrais, pommes de terre, fécule, tourteaux...) étaient transportées. 56 000 tonnes en 2000. En 1980, 616 bateaux ont passé les écluses. 245 en 2000. Le trafic des péniches participait à l'entretien du canal. Si les matières en suspension ne sont plus brassées, elles se déposent et l'envase. Si le canal est envasé, les péniches ne peuvent plus naviguer.
« Un canal qui ne vit pas, se détériore et coûte cher à entretenir ».
Silence de la brume qui court sur le fleuve, floute les clochers et couvre les étoiles. Silence de la brume qui s'échappe des marais et du canal à l'aube. Magie de l'instant, que l'on ne peut garder que pour soi. Reflet des nuages dans l'eau. Etonnamment c'est très beau. Une goulée, un « V ». Les peupliers bordent de chaque côté, alignés. Un champs de blé s'illumine au fond, à gauche. Un coq et un seul. Des corbeaux croassent, les merles commencent leurs histoires. Dans mon dos, le ciel se fait maudire pour deux ou trois générations. Finalement, nous avons trouvé la bonne heure, le bon endroit, mais juste pour nous. La route est reprise avec ses kilomètres de bitume, d'allers et de retours. Chercher la lumière. Attendre les bons nuages. Une rencontre. Dans un virage, arrêt. Un panneau, une photo. (extrait carnet de bord)
Le canal est discret, même quand il passe dans les villages. Il ne le fait qu'à leurs limites ou dans leurs dos. Le silence et ce qu'il contient est omniprésent le long du canal. Tantôt goudronné, tondu, en fouillis, le chemin du halage permet de l'accompagner. Rats musqués, hérons, chevaliers guignette, poules d'eau, foulques, canards colvert, cormorans et grèbes huppés sont des rencontres faciles. L'odeur du renard titille souvent les narines. Mais le passage éclair bleu métallique du Martin pécheur donne le sourire. Pas un bateau, pour déranger qui que ce soit. Ou si rarement, et bien localisé les mois d'été. Même les pêcheurs ne sont pas si nombreux.
« Quand on partait à la pêche avec les parents, on était content. Maintenant ça n'intéresse plus personne. Quand on voit les actions de pêche, il n'y a plus beaucoup de jeunes. Quand je me promenais en barque quand j'étais petite, il y avait un parc tous les trois mètres, et maintenant, il n'y en a plus du tout. Certains jours, il n'y a même pas une barque ».
Non, ce que l'on rencontre le plus, ce sont les peupliers. A la création du canal, un arbre avait été planté tous les dix mètres. Des essences différentes. Ils n'étaient pas là pour planter le décor, mais permettaient de délimiter les domaines publics, leur ombre limitait l'évaporation, ils remplaçaient les phares par leur alignement en cas de brume, servaient de matière première, de combustible. Les peupliers les ont remplacé pour les industries de papier, d'allumettes après la deuxième guerre. Puis ils ont été abandonnés, la monoculture ayant facilité la propagation des parasites, la plupart d'entre eux étant malades. Ils commencent à être remplacé, doucement. Les arbres isolés signalaient les points remarquables du canal, les vergers permettaient aux éclusiers de vivre plus facilement. La majorité d'entre eux n'a pas tenu face à l'invasion allemande. En 1826 étaient recensés 35 823 arbres. 79% de peupliers constituaient les 6 696 arbres en 1993.
Ici, les promenades sont rectilignes, comme les peupliers. Impossible de sortir du chemin du halage et de rentrer dans les marais. Il faut une barque, une machette, ou ne pas respecter la propriété privée. Barrière, porte, cadenas, panneaux « interdiction d'entrer » et « pièges à feu » sont partout.
« La Somme est un fleuve totalement anormal en France, parce que c'est un fleuve qui est propriété privée (...) C'est clair, net et précis: l'eau appartient au propriétaire, le fond appartient au propriétaire, la berge appartient au propriétaire... Tout est de droit privé. Ce qui veut dire que, sur tous les autres fleuves français, vous pouvez vous promener le long du fleuve, les propriétaires riverains n'ont rien le droit de vous dire. Dans tous les autres fleuves français, vous pouvez, avec un canot ou n'importe quoi, vous amusez à le descendre. Ici, non ».
Ou alors, se promener dans les larris avec les chèvres. Mais les petits chemins mènent vite devant un champs, et c'est demi tour forcé.
Et puis, les petits chalets, au bord du canal, à la sortie des villages. Village dans le village. Chaque petit bourg longeant l'eau a ou avait le sien. Déambulation. Etonnement au départ. Jardin, clôture, matériaux divers, aménagements différents au premier regard, puis finalement très semblables les uns aux autres.
Shanty, Le Refuge, Le 7eme jour, Picasso, Notre rêve, Sam Su Fy, Le petit jardin, Véronique et Christian, Au silencieux, Aux quatre vents, Edelweiss, Aux bons amis, Le foceamt, Chez coïnc & baba, Hamitzu, Capucines, Le weekenderie, Tiot pequeux, Les roseaux, Chez fifi, Les trois lézards, La bohème, Ma ruche, Les saules, Refuge, Petite chose, L'escapade, Le nénuphar, Fine bise, Chantovent, Ma douce, Mamie, La détente, Le home savoyard, Grâce à lui, L'ami fidèle, La pisca, Les troènes, La casa, Phi-phi, Mon plaisir, Mon désir, Ma chaumière, Lidéal, Le paradis de Dan, Enfin, Mon étoile, Chez nous, Villa marguerite, Compagnons, Le castel, Chez Colette, Le cabanon, Désiré, Mon repos, Le cantou, Kimoredi, Week-end, La colomberai, Le colibri, Le chalet, L'escapade, La cigale, Champdor, La clef, Ste Rita, Aux mésanges, ou encore Bienvenue pour ceux qui portent un nom. La plupart des plaques d'immatriculation indiquent 59, le Nord ou 62, le Pas de Calais. Peu de gens dehors, voir pas du tout hormis les mois d'été. Quelques chiens aboient derrière les palissades ou clôtures des jardinets. Des joueurs de pétanque qui attendent l'apéro. Quelques personnes passent bouteilles ou récipients divers plein ou vide selon, à la main. Les enfants jouent au ballon à la fin de la rue. Le lendemain, l'on peut ne croiser personne. Beaucoup de volets fermés. Quelques travaux en cours. Ils se font petit à petit. Selon les moyens et le temps qui passe ou qu'il fait. Des bruits de télé ou le calme absolu.
C'est la pêche qui a attiré ces nordiques, il y a 50 ans de cela. Les mineurs du Pas de Calais, venaient profiter de l'environnement pour se reposer en famille. Camper dans les pâtures. Les gens du Nord, plus aisés, issus pour la plupart du milieu de l'industrie et du commerce venaient faire la fête dans les auberges, après le concours de pêche.
« A cette époque là, les habitants de Suzanne ne se mélangeaient pas, ni au concours, ni au repas. Ils n'étaient même pas invités. C'est aussi la raison pour laquelle il y avait un peu de jalousie avec les gens de Suzanne et les gens qui arrivaient, qui dépensaient plein de sous, qui avaient des belles voitures généralement, qui buvaient plus, qui étaient plus gais. Ils venaient pour faire la fête. Et un peu la pêche. Ils pêchaient dans les deux sens. Les étangs étaient loués très peu chers. Ils venaient pour pêcher, ils venaient pour avoir une vie secrète. Comme dans les huttes de la baie de Somme. Après, les grandes filatures du Nord sont tombées et ces gens là ne sont plus venus.»
Les personnes qui venaient pour le calme, l'oubli des villes grises industrialisées ont continué à venir d'années en années. Des fois même par cars entiers, et cela même si l'accueil des autochtones n'était pas toujours là. Ils les appelaient les doryphores. Comme les allemands en 39-45. Comme des envahisseurs. Rien n'était fait pour créer des liens, et tout était fait pour qu'ils ne se sédentarisent pas. Il paraît même que les villages ont laissé pousser ronces et orties pour que « quand les Ch'ti viennent, ils ne puissent pas rentrer dans nos maisons, dans nos propriétés. Qu'ils se piquent et s'égratignent les mains . » Seul, l'intérêt financier comptait. D'autres sont arrivés. La tente a été remplacée par la caravane ou le mobile home. Et puis:
« C'est à dire que les types demandaient s'ils pouvaient installer leur mobile home. - Oui, mais il ne faudra pas le laisser. - Non, non, non. Il l'installait. Le type venait deux mois. Première année. - Est ce que je pourrai revenir l'année prochaine? - pas de problème monsieur, je vous réserve votre emplacement. Le type repartait avec sa caravane. La deuxième année, il arrivait. - Ah! Comment ça va? Bon dites un peu, moi je viens de loin. Mon mobile home, je ne peux pas le laisser sur le terrain? - Bon allez d'accord, laissez le. La troisième année, le type avait enlevé les roues. La quatrième année: - Eh, dites un peu si je pouvais mettre à côté du mobile home une pièce pour faire une toilette, une petite cuisine. Le type faisait une fondation, et boum, il avait installé au bout de la caravane la cuisine, de l'autre côté les chiottes. si bien que la caravane, on ne pouvait plus la bouger puisqu'elle était coincée des deux côtés. Une fois que le type avait coincé son bazar: - Je ne peux pas faire un petit muret devant, et un derrière, avec une fenêtre? Le type construisait sa maison comme ça, avec sa caravane à l'intérieur, et il avait sa résidence. »
A l'époque, les loyers étaient calculés en fonction de la fluctuation du prix du blé. Puis de 1000 Fr, ils sont passés progressivement à 500 euros à l'année aujourd'hui. La commune reste propriétaire du terrain. EDF est venu installer poteaux et câbles. Certains ont foré des puits. Pour d'autres, se ne sont qu'allers retours à l'unique robinet. Ou réserve d'eau dans des gros bidons remorqués par la voiture. Certains ont des fosses sceptiques, d'autres...
« Il y a eu un laxisme au début. Ils ont commencé à s'installer, personne n'a rien dit. A Gailly, il y a l'électricité, le téléphone. EDF s'est permis de planter des supports et d'y mettre un réseau électrique. Aujourd'hui, ce n'est même plus la peine. Il avait été question à un moment d'y amener l'eau. Aujourd'hui, nous n'avons plus le droit de le faire. Si les assainissements ne sont pas fait correctement, nous ne pouvons pas amener l'eau. Le problème c'est ça, l'assainissement. La plupart ont des fosses étanches, qu'il faut vider régulièrement. Est-ce que c'est fait? Nous la commune, nous n'avons pas de regard là dessus. »
Les habitats sauvages, Habitats Légers de Loisirs, ne sont plus des lieux de vacances ou de week-end, mais sont devenus des résidences principales pour certains. Retraités pour les uns, couples dont les parents et arrières parents venaient, homme seul, personnes en difficultés financière, amoureux de la nature, ceux qui ont envie de se croire en vacances toute l'année. Le chalet se transmet comme patrimoine familiale. Se revend. S'achète. Les gens se sentent bien, regrettent tout de même le temps passé. L'ambiance conviviale, familiale, les fêtes, les guinguettes. La pêche qui n'est plus ce qu'elle était, pour cause de privatisation des parcelles et de la pollution par les PCB. Plus possible de vendre certaines espèces de poisson, dont l'anguille, même pas pouvoir les donner, ils seraient, selon la préfecture, impropre à la consommation à long terme. Beaucoup de choses se sont perdues. Regrets des moments passés sur le coin d'herbe aménagé en plage au bord de l'étang, où tout le monde venait avec serviettes et transats. Et où la femme du maire de l'époque, coiffée de son petit bonnet de bain faisait ses longueurs et s'occupait des enfants. L'eau est devenue sale, polluée par le chimique des industries et sert de déchetterie: voitures, mobylettes, barrières, machines à laver, ustensiles divers et cadavres d'animaux. Ce qui n'empêche pas les jeunes de se retrouver, les jours de grosse chaleur, aux endroits stratégiques de plongeons: les ponts.
Quand la discussion s'engage, une certaine gêne existe, le sujet de ces petits chalets est sensible. Ces habitants ne devraient pas être là à l'année, les communes n'auraient pas du les laisser s'installer. Les locataires en parlent à demi mot, puis changent vite de sujet:
« Tout doit être démontable ici. ça c'est sûr parce que c'est comme ça. Ils ne le feront jamais, c'est sûr. ça leur coûterait trop cher »
Ou de façon plus agressive, et demande nous est faite rapidement d'aller voir ailleurs:
« Le principal, faut le dire, il ne faut pas qu'il y ait des gens qui viennent pour foutre la merde. ça, ça n'irait pas du tout, du tout même. Chose pour laquelle certains sont pour. Il y en a qui sont pour nous faire dégager d'ici. Oui,mais qu'ils se méfient. Il ne faut pas croire que l'on va se laisser faire. Attendez toute une vie là dedans. Et puis du jour au lendemain, par rapport à telle ou telle chose... Non faut arrêter, faut arrêter. (...) Nous, on n'emmerde pas le monde. On est là dans notre petit coin. Qu'on nous laisse tranquille, c'est tout. Avant de faire sauter ça, vous avez un petit peu de manche à relever. Je vous le dis tout de suite, parce que ça, ça existe depuis 1900... et des cacahuètes. Il y a des gens qui viennent là, il ne faut pas croire qu'en deux coups de doigts... »
Pas de permis de construire. Zone inondable. Dans certaines communes (Proyard, Éclusier-vaux, Cerisy), ces habitats, ou une partie, ont déjà disparu. Sujet délicat.
« Alors, les habitations légères de loisirs, on en a réduit le nombre. Et le but avoué, ce serait de tous les faire partir. Mais comment faire? C'est la volonté de... (soupir). C'est la volonté de tout le monde. De la préfecture, de la sous-préfecture, du Syndicat de la Vallée des Anguillères. Il ne faut pas se voiler la face. Sur une centaine, nous en avons une vingtaine qui est devenue résidence principale. On en a derrière le pont métallique, qui sont là depuis une trentaine d'années et qui ont bien aménagé l'espace. Ils ne comprendraient pas aujourd'hui qu'on les fasse partir. Là, ce sera difficile. A Gailly aussi, ce sera difficile. Je m'y attends un jour. Qu'une décision préfectorale qui fasse que... Mais nous prendrons nos responsabilités, et la préfecture aussi. »
« La vallée de la Somme a été complètement envahie, d'une façon abusive et anarchique. Et maintenant, les générations qui ont succédé à cette politique là, ont le devoir d'essayer de rattraper les erreurs du passé. On s'aperçoit que cela devient très compliqué, parce qu'il y a des lois. Et que vis à vis de ces lois, on a du mal à dire aux gens qui se sont installés sans permis de construire, sans autorisation, et bien le terrain sur lequel vous êtes, en réalité, il n'était pas constructible, il ne l'est toujours pas, et on vous demande de partir. 2001 a été une opportunité pour certaines communes. Opportunité causée par les inondations. Le Conseil général en a profité pour dire effectivement, cette zone là, elle est inondable, donc pour sécuriser la zone, on exproprie les gens installés. Peu importe depuis quand ils étaient installés. Toujours est-il, que à partir du moment où il y va de la sécurité des gens, c'est beaucoup plus facile de dire aux gens, là c'est pour votre bien. Qu'est ce que l'on peut opposer à cela? Rien. »
Ces Habitats Légers de Loisirs sont un héritage dont tout le monde se serait bien passé. Même s'ils viennent depuis des années, ou s'ils ont fini par résider à l'année, ces locataires de terrains restent finalement dans la catégorie touriste. Mais des touristes qui n'occupent pas officiellement un emplacement de vacanciers. Et qui rapportent peu financièrement aux communes. Emplacement qui pourrait être transformé en « vrai » lieu d'accueil touristique selon l'envie de certains, ou retour à un certain environnement: étendues d'herbe entretenues et actions de pêche pour d'autres. La commune de Suzanne a eu la possibilité de passer de zone inondable à zone III. C'est à dire terrains constructibles possibilité d'agrandir, possibilité d'améliorer l'habitat. Elle a investi dans l'amélioration des réseaux, la mise aux normes. Les loyers sont passés de 60 centimes à 1,70 euros du mètre carré, et les locataires ont maintenant la possibilité de devenir propriétaires, avec obligation dans les trois ans de mettre aux normes l'assainissement. Les autres communes sont en zone inondable, n'ont pas forcément les moyens financiers qu'il faudrait pour mettre en oeuvre amélioration de l'habitat et respect de l'environnement. Ne se posent pas les mêmes questions et n'ont pas non plus toutes les mêmes préoccupations humaines. Les postes tournent, les lois évoluent. Les communes auront peut-être un jour l'obligation, ou prendront la décision de céder le terrain ou de tout raser.

Sophie Douchain est associée à Mickaël Troivaux dans "Nous sommes ici"
|
|