Aujourd’hui, Valérie et Elodie de Nous Travaillons Ensemble viennent parler de la conception du livre avec le groupe.
- On a pensé à une couverture en crochet qu’on photographierait. On voudrait votre avis. Ça vous paraît possible ? - Tout est possible. En matière de crochet, rien ne démonte Marie. - Le titre serait “Fées diverses“. Vous en pensez quoi ? - C’est bien. - Oui ? - Oui. C’est bien. - On a préparé des alphabets pour le titre. On a aussi pensé à des doubles pages, à l’intérieur du livre, sur lesquelles vous broderiez une phrase que vous choisissez. Il y a différents alphabets, différentes tailles de lettres. - Tout dépend de la toile. - Au filet, c’est possible de faire des lettres ? - Bien sûr, il suffit d’avoir le modèle. - Et ce plan, ça vous paraît clair ? Ça parle de mailles en l’air, de choses comme ça, pour nous c’est barbare. - Non non, c’est clair. Il faut faire un échantillon pour voir. Peut être plusieurs échantillons pour trouver la bonne taille de lettres. - … Et ce serait joli d’avoir de la bordure. - De la dentelle ? - Voilà, de la dentelle. - On a aussi amené des ciseaux qui découpent des formes. On pourrait découper le bord de certaines pages. Il y a aussi le tricot. On pourrait tricoter une rectangle qui fait la taille de deux pages et broder du texte dessus en tricotant une chainette qu’on coud. - Tout est possible. - Aujourd’hui, il faudrait réaliser un certain nombres d‘échantillons. Pour voir où on va.
- Ça c’est du point de tige, vous trouvez ça comment ? - Ah ouais, c’est joli, ça change du point de croix. Comment ça marche ? - On dessine sur la toile et on brode par dessus. - C’est bien, ça. Chacune écrirait avec sa propre écriture. - Moi le point de tige, je connais pas. - Si on veut commencer aujourd’hui à faire des échantillons, il faudrait aller faire des courses. - On fait une liste de tout ce qu’il faut ? Il faut du fil à canevas… - Ah non, c’est du fil à broder. - C’est quoi la différence ? - Le fil à broder se dédouble, le fil à canevas, non. - Et pour le napperon-couverture ? - Il faut un fil le plus fin possible. - Pour le tricot ? - De la laine et des aiguilles. - Ce serait bien d’essayer des laines de différentes épaisseurs. Et pour la broderie ? - De la toile Aïda. Pas trop grosse, sinon ça ira pas. - Pas trop fine non plus, sinon on n’y verra plus clair pour broder. - On va où ? - Cher Phildar, à Ville d’Eu. - A Ville d’Eu, c’est pas Phildar, c’est Bergère de France. - Il faut des crochets, aussi. - Et des aiguilles pour broder.
- Cet alphabet, il est pas mal pour broder. - Moi je noircirais bien encore certains carrés sur le plan. - Ah bon ? - Celui-là par exemple, le coin en haut à gauche du “a“. - C’est pas mal. Il faut vérifier les autres lettres, que ce soit cohérent. - Le mieux c’est de déjeuner, on fera les courses après.
- T’as mangé avec une seringue ! - J’ai pas faim. - … Cinq mailles en l’air, quatre triples brides… - Bon, et Eric au fait, il est pas là aujourd’hui ? Moi je veux la photo d’Eric et Denis avec les chapeaux. Et dédicacée. - … Donc tu fais une chainette de seize et après c’est trente-deux mailles serrées. - Donnez-moi une pelote, je vais le faire ce soir. Vous avez pris de grosses aiguilles. - La vendeuse a dit qu’avec cette laine, c’est du 3. - Les vendeuses, elles savent rien du tout. C’est pas elles qui tricotent. - Est-ce que vous voulez des exemples de bordures, pour la couverture au crochet ? - Ouais, allez. - Cette laine, ça va pas. Elle est trop fine. Passe-la-moi et prends la rouge. - Mais elle est trop fine, je te dis. - Ça me dérange pas, je ferai avec, j’en ai vu d’autres.
- Tiens, y’en a encore un qui s’est jeté de la falaise. Quarante-cinq ans. L’endroit où il est tombé, c’est bizarre. D’habitude, l’endroit où on tombe, c’est tout au fond. Lui il est tombé sur les rochers où on s’asseoit.
- 70, 72, 74… 77. J’ai plus de mailles que toi. Pourquoi tu m’en as mis plus ? - Parce que la laine est plus fine. 26 cm c’est 26 cm. - Voilà le bus !