

Les questions
Comment intervenir sur la réalité, le présent, la société, avec des productions artistiques ? Comment produire des interférences publiques ?
Les territoires
Le siège de l’association est l’ancienne forge de Molliens-au-Bois (80).
Le lieu de travail est ambulant. La Forge cherche l'espace social
concerné par la question posée.
Là, il nous faut aussi trouver le financement (public).
Là, c’est la Picardie surtout, mais aussi le Nord, la région parisienne ou lyonnaise, Avignon, Arles...
Le collectif
Élodie Cavel, Sébastien Courtois, Valérie Debure, Alex Jordan,
Isabelle Jégo, Ronit Meirovitz, graphistes de l’atelier Nous Travaillons Ensemble ;
Denis Lachaud, homme de théâtre et écrivain ;
Éric Larrayadieu, photographe ;
Marie Claude Quignon, plasticienne ;
François Mairey, pratiques sociales et coordination.
et
des écrivains : Annie Cohen, Bernard Noël, Leslie Kaplan, Jeanne Benameur ;
des scientifiques : Rolande Trempé et François Lefebvre (historiens),
Octave Debary (anthropologue), Arnaud Tellier (psychologue clinicien), Nathalie Ferreira, Sophie Boutillier, Nelly Jazra (économistes), Luc Bernard (ethnomusicologue) ;
des musiciens : Dee Nasty, Marie Kobayashi, Clovis Labarrière, Charlie Sénécaut, Norig et Sandrine Monlezun…
avec
la population d’un village ou d’une vallée, le public d’un festival, les ouvriers d’une usine ou des personnes concernées contactées via des organisations, associations, comités d’entreprise.
Les démarches
• Un signe en Santerre, 1994, dans un village de la Somme, une nuit,
images et sons de guerres, d’hier et d’aujourd’hui.
• Unité, uniformité ?, 1995, dans et avec la Bourse du Travail de Bordeaux. Projet sans financement.
• Mille et un bocaux, 1995-2001, dans le Nord, la Picardie, la région parisienne et lyonnaise, de nombreuses associations de femmes méditerranéennes qui, par centaines, ont perverti un objet de cuisine, le bocal de conserve, pour prendre la parole, dire leur réalité.
• Public/Privé, 1996, à partir d’une usine d’électriciens, lors du Festival d’Avignon, avec des gens de théâtre (public) et des électriciens du service public.
• Photographie et engagement, 1997, lors des Rencontres internationales de la photographie d’Arles, des débats organisés à la bourse du travail : “le photographe, un spectateur ou un acteur ?”
• Mille millionnaires, 1998, dans un café-tabac, acheter des tickets de ce jeu d’État, embaucher du personnel pour les gratter, créer des emplois subventionnés par l’État, et s’interroger ensemble, avec les clients du bar, sur l’utilisation éventuelle des gains… le fric et la société, l’illusion et le réel ? (projet avorté)
• Camping ?, 1999, Hors des lieux habituels de vie et de travail, les vacances, la vacance ? Une seule réalisation financée : Camping folies, au Lavandou.
• Bazar politique, 1999-2001, une base de données et d’échanges sur le site internet de La Forge, une boutique éphémère, un bazar esthétique, poétique, philosophique, polémique, civique, pacifique…
• Quelle vie, 2000-2002, en Val de Nièvre (80), la mémoire vivante des habitants après 20 ans de fermeture des usines textiles Saint Frères.
• Jardin collectif, 2003, en Val de Nièvre, le jardinage, l’illettrisme, l’écriture et des constructions collectives ; un projet bloqué qui trouve une suite en Vimeu.
• Des Objets de réderie aux Fées diverses, 2004-2007, en Vimeu, à Friville-Escarbotin et Ault (80), des femmes sont assistantes de productions scientifiques, littéraires, plastiques, photographiques.
• Et le travail ?, 2004-2010, en cinq lieux Thiérache du centre (02), Montataire (60), Guise (02). Les Malmaisons (75010), Le Relais, L'Étoile (80) (le premier lieu envisagé a été l’ALSTOM à Belfort).
Le financement
Difficile parce que :
- notre démarche est agitée, incertaine, inquiète ;
- l’échange avec un groupe social nous conduit à ne jamais prévoir
à l’avance le résultat ;
- notre volonté de porter en public une parole habituellement tue,
n’est pas particulièrement recherchée ;
- notre pluridisciplinarité ne correspond pas aux organisations des
subventionneurs culturelles ;
- notre démarche associant un groupe social, travaillant la société,
nous conduit à nous placer, malgré nous, dans “le social”, hors des budgets et circuits de la création artistique.